sept 5, 2011 / by Sophie Guin / In Non class / Comments 2

Le marketing selon Seth Godin : se baser sur la permission

Seth Godin, "Permission Marketing"

Seth Godin, "Permission Marketing"

S’il vous prend l’envie de lire un livre sur le marketing, je vous invite à vous plonger dans celui de Seth Godin intitulé « Permission Marketing ». Un livre facile à lire (pas de charabia marketing) qui part d’une évidence : quand vous étiez petit, on vous a appris à demander la permission. Et bien ce n’est pas parce que vous avez une entreprise que vous devez oublier ce principe !

Seth Godin, qui a été entre autres le vice-président en charge du marketing direct chez Yahoo, présente dans cet ouvrage l’importance de la permission dans toute démarche marketing qui se veut efficace. Selon lui, le processus est de faire d’un inconnu un ami, d’un ami un client et d’un client un client fidèle.

Pour se faire, il faut arriver à capter l’attention de votre futur ami/client. Vous allez devoir le faire par des méthodes traditionnelles « d’interruption », c’est-à-dire des publicités qui n’ont pas été demandées par le consommateur. Prenez par exemple votre programme télé favori : la publicité qui vous arrive en plein milieu de l’émission ne vous a pas demandé si vous vouliez effectivement qu’elle montre le bout de son nez.

Une fois que vous avez réussi à attirer l’attention de ce consommateur (chose très compliquée à elle seule), il faut alors mettre en place un système de permission. Qu’est-ce que Seth Godin entend par là ? Le fait de demander à un consommateur s’il accepte d’être en contact avec vous, de recevoir un échantillon, de vous donner des informations etc.

Sachez que le consommateur ne recherche pas que le prix : « il veut la sécurité, le confort et le service après vente ». Ainsi, le but est de bâtir une relation de confiance avec votre client. Pour cela, vous allez devoir être patient et miser sur la fréquence des communications.

Vous êtes néanmoins chanceux : grâce à l’e-mail, vous pouvez envoyer à moindre coût de nombreux messages fréquemment et, qui plus est, personnalisés ! Et l’autre avantage c’est que, toujours selon Seth Godin, « le permission marketing fonctionne dans tout contexte qui se prête au dialogue avec le consommateur ». Vous tenez une boucherie ? Pourquoi ne pas commencer à prendre les adresses e-mail de vos clients pour leur envoyer des recettes ?

Ce bouquin date un peu au niveau de la technologie (il a été écrit à l’époque du Palm Pilot), mais la vérité qu’il énonce semble éternelle. Et les leçons à tirer, toujours d’actualité !

 

2 Comments

  • Lylianna 29 février 2012 at 10:18 Reply

    Bonjour,
    Je viens de faire un post sur le fait que Seth Godin n’a pas totalement raison lorsqu’il parle de l’interruption marketing. J’ai pris l’exemple des magazines. Vous en pensez quoi? Est-ce que c’est comme je le dis l’exception qui confirme la règle? ou bien une obligation d’accepter de l’interruption voir même que celle-ci est acceptée lorsque l’on n’a pas conscience que c’est de l’interruption? je vous donne le lien.http://chips-service.com/2012/02/permission-marketing-faux/

  • Sophie Guin 29 février 2012 at 10:37 Reply

    Bonjour Lylianna,
    Effectivement, votre remarque sur les magazines est pertinente, mais je pense que ce n’est pas tout à fait le sens qu’il donne à la publicité intrusive. Puisque pour ce qui est des publi reportages ou des présentations produits sponsorisées, il s’agit de contenu et non pas de publicité proprement dite…
    Du coup, le lecteur n’a pas forcément conscience d’être confronté à de la pub et fait confiance à son magazine préféré pour lui parler du dernier super produit à essayer tout de suite. Pas tip top côté déontologie mais là après on part sur la liberté de la presse !

    En résumé, on peut dire, comme vous l’écrivez sur votre post, qu’un magazine est un mélange de permission marketing et d’interruption marketing, même si la permission n’est pas toujours clairement identifiée 😉

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